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Composantes
Les quatre piliers de notre stratégie
Les quatre piliers de notre stratégie
Le projet LLF Ma Santé est structuré autour de quatre composantes complémentaires, chacune répondant à un besoin identifié avec précision par l'étude baseline de 2024. Ensemble, elles forment un dispositif intégré qui agit simultanément sur l'offre de soins, le capital humain, la nutrition et la gouvernance.
Composante 1
C'est le cœur opérationnel du projet. Elle déploie des ressources humaines à deux niveaux complémentaires pour assurer une couverture de proximité sur l'ensemble du territoire ciblé.
◆ Sous-composante 1.1 - Agents de Santé Communautaires (ASCQ/RC) :
Cette sous-composante repose sur le recrutement et le déploiement de 4 157 agents de santé communautaire, répartis en deux profils complémentaires :
- 416 Agents de Santé Communautaires Qualifiés (ASCQ) : professionnels de santé formés, ils assurent la supervision technique des relais, conduisent les activités de prévention et de prise en charge de première ligne (paludisme, diarrhée, pneumonie), et décident des orientations vers les formations sanitaires lorsque l'état du patient dépasse le périmètre de l'action communautaire.
- 3 741 Relais Communautaires (RC) : membres issus des communautés locales qu'ils desservent, ils constituent le premier point de contact avec les ménages. Ils assurent le suivi des femmes enceintes, la promotion de la vaccination infantile et la surveillance nutritionnelle, et orientent vers les ASCQ ou les structures de santé tout cas nécessitant une prise en charge supérieure.
Chaque agent est doté d'une tablette numérique et d'un kit non médical pour l'exercice de ses fonctions.
◆ Sous-composante 1.2 - Ressources Humaines en Santé qualifiées (RHS) :
Cette sous-composante prévoit le recrutement et le déploiement de 1 400 professionnels de santé qualifiés dans les formations sanitaires des zones les plus sous-dotées, répartis comme suit :
- 400 médecins , pour renforcer l'offre de prise en charge médicale dans les zones rurales ;
- 400 infirmiers d'État et sages-femmes, pour assurer les soins courants, le suivi prénatal et l'accompagnement à l'accouchement ;
- 600 aides-soignants , pour soutenir le fonctionnement quotidien des structures de soins.
Afin d'encourager l'installation durable de ces professionnels en zones difficiles, un package incitatif leur est proposé, comprenant une prime d'installation, une moto de mobilité et un accompagnement professionnel de terrain.
Composante 2
Malgré une offre de soins théoriquement plus accessible en ville, les poches de pauvreté urbaine cumulent deux réalités nutritionnelles opposées mais simultanées : la sous-nutrition (notamment chez les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes) et la surnutrition liée aux mutations des habitudes alimentaires en milieu urbain. Ce double fardeau nutritionnel constitue le cadre d'intervention de cette composante, qui soutient la mise en œuvre opérationnelle de la Stratégie Nationale de Nutrition à travers trois axes :
◆ Promotion de l'allaitement maternel exclusif Campagnes d'information et de sensibilisation ciblant les mères et les familles, avec pour objectif d'atteindre 60 % d'allaitement exclusif chez les enfants de moins de 6 mois (contre 40 % enregistrés en 2022), première ligne de prévention contre les carences précoces.
◆ Amélioration des pratiques d'alimentation complémentaire Accompagnement des mères et ménages sur la diversification alimentaire après 6 mois, en valorisant les groupes d'aliments essentiels disponibles localement ; levier clé pour prévenir à la fois les déficits micronutritionnels et les comportements alimentaires déséquilibrés qui alimentent le double fardeau.
◆ Prise en charge du double fardeau nutritionnel Renforcement des capacités des agents de terrain pour dépister, référer et traiter aussi bien les formes de malnutrition aiguë modérée et sévère que les signes précoces de surpoids et d'obésité infantile dans les centres de santé d'arrondissement ; afin de répondre à l'ensemble du spectre nutritionnel observé en milieu urbain pauvre.
Ces trois axes convergent vers un même objectif : rompre le cycle intergénérationnel de la malnutrition dans ses multiples expressions, en dotant les communautés urbaines vulnérables des outils, des connaissances et des services nécessaires à une alimentation saine et équilibrée.
Composante 3
Sans données fiables et en temps réel, il est impossible de piloter efficacement un projet de cette envergure. Cette composante est le socle de la redevabilité et de la prise de décision fondée sur les preuves à travers quatre axes :
◆ Décentralisation du DHIS2 vers les formations sanitaires périphériques Acquisition et déploiement de 546 ordinateurs de bureau et 546 onduleurs dans les centres de santé d'arrondissement, pour permettre à chaque CSA de saisir ses données directement dans le DHIS2 mettant fin à la dépendance exclusive au niveau zone sanitaire et réduisant les délais de transmission actuellement fixés au 20 de chaque mois.
◆ Numérisation de la collecte communautaire via AlafiaComm Distribution de 5 000 tablettes numériques aux RC et ASCQ, connectées à AlafiaComm. Les RC assurent ainsi une collecte et une saisie journalières depuis les ménages, les ASCQ valident et synthétisent les données remontées.
◆ Formation et renforcement des capacités Sessions de formation destinées à l'ensemble des agents recrutés (ASCQ et RHS) portant sur les outils de collecte communautaire (AlafiaComm) et sur la gestion adaptative axée sur les résultats (aRBM), dont l'introduction constitue une activité structurante du cadre logique du projet, en réponse au constat d'une méconnaissance totale de cette approche dans l'écosystème sanitaire béninois.
◆ Cycle d'évaluation structuré sur cinq ans Conformément au Plan de Suivi-Évaluation quinquennal validé par la BIsD :
- Évaluation initiale : réalisée et validée, elle fixe les valeurs de référence de tous les indicateurs de performance du projet ;
- Évaluation à mi-parcours : évaluation permettant de mesurer les progrès, identifier les goulots d'étranglement et procéder, le cas échéant, à un recadrage des activités ;
- Évaluation finale : conduite en interne par le pool suivi-évaluation de l'UGP, elle mesurera les effets et impacts du projet au terme de son cycle.
Ce dispositif intégré (infrastructure, outils numériques, formation et évaluation) vise à transformer le système d'information sanitaire du Bénin en un mécanisme de pilotage décentralisé, réactif et fondé sur les données probantes.
Composante 4
Cette composante transversale assure la bonne gouvernance du projet, la coordination entre toutes les parties prenantes et la conformité fiduciaire avec les standards de la BIsD.
◆ Unité de Gestion du Projet (UGP) : Logée au Conseil national de lutte contre le VIH/Sida, la tuberculose, le paludisme, les hépatites, les infections sexuellement transmissibles et les épidémies (CNLS-TP) ; l'UGP pilote la planification opérationnelle, la gestion financière, la passation des marchés publics (selon les procédures Banque Islamique de Développement), l'audit annuel des comptes et la communication institutionnelle.
◆ Passation des marchés : Gestion de l'ensemble des procédures d'appel d'offres (fournitures, services, travaux) avec obtention des Avis de Non-Objection (ANO) auprès de la BIsD pour chaque marché significatif.
◆ Reporting & revues : Production des Plans de Travail Annuels Budgétisés (PTAB), des rapports semestriels et annuels, et participation aux missions de supervision conjointes BIsD/LLF.
Résultats attendus
À terme, les quatre composantes conjuguées doivent permettre d'atteindre les résultats de sortie suivants :
• 1 350 000 visites ambulatoires assurées annuellement en milieu rural, dans les centres de santé et les hôpitaux de district.
• 750 000 visites complémentaires assurées dans les centres de santé pour les soins secondaires.
• 2 000 000 visites communautaires effectuées par les ASCQ directement dans les ménages et les villages.
• Un document national de Directives de l'Alimentation et de la Nutrition élaboré, validé et diffusé auprès des principales parties prenantes sanitaires.
• Un système d'information sanitaire de district renforcé couvrant les 34 zones sanitaires des 7 départements cibles.










